E Efomo / Centre d'aide

Combien de temps garder un contact

Combien de temps garder un contact

Le réglage « Rétention des contacts » recouvre deux choses très différentes : une limite que la loi vous impose parfois, et une décision d'exploitation qui n'appartient qu'à vous. Les confondre mène soit à appliquer une règle française à des gens qu'elle ne concerne pas, soit à ignorer une règle qui vous concerne vraiment.

Une obligation, parfois

Quand vos visiteurs sont européens, vous ne pouvez pas garder leurs données indéfiniment. En France, l'autorité retient trois ans après le dernier geste de la personne. C'est un plafond : vous pouvez faire moins, jamais plus.

Une décision, toujours

Indépendamment de la loi, c'est vous qui décidez au bout de combien de silence une personne cesse de compter pour votre activité. Six mois pour un cycle court, deux ans pour une vente longue. Ce chiffre-là est un choix commercial, pas une contrainte.

Ce que la loi impose, et à qui

Le règlement européen ne donne aucun chiffre. Il pose un principe : on ne garde pas des données personnelles plus longtemps que nécessaire. Le chiffre de trois ans vient de la doctrine de l'autorité française, appliquée aux personnes qui n'ont jamais acheté. Il fait référence en France, mais ce n'est ni une règle mondiale, ni même une règle européenne unifiée. Ailleurs — Suisse, Royaume-Uni, États-Unis — les textes exigent une durée justifiée, sans en fixer une.

Le piège : ce n'est pas votre pays qui compte

Ce qui déclenche la règle européenne, ce n'est pas l'endroit où votre société est immatriculée, c'est l'endroit où se trouvent les personnes. Une société suisse ou américaine qui s'adresse à des visiteurs européens relève du règlement européen pour ces personnes-là. À l'inverse, une société française dont l'audience est entièrement hors d'Europe n'est pas tenue par le même plafond. Regardez d'où viennent vos visiteurs, pas où est votre siège.

Ce qui remet le compteur à zéro

Le délai part du dernier geste de la personne elle-même, jamais de vos envois. C'est délibéré : sans cela, il suffirait d'envoyer une lettre d'information tous les deux ans pour garder tout le monde à vie, et c'est précisément ce que la règle empêche. Tant qu'une personne interagit, son compteur repart de zéro — il n'y a alors aucune durée maximale.

Compte comme un geste

Un clic sur un de vos liens, une réponse à un e-mail, un formulaire rempli, un rendez-vous pris, un achat.

Ne compte pas

Vos relances et vos campagnes. Et l'ouverture d'un e-mail non plus : un pixel qui se charge n'est pas une intention.

Ce qu'il reste après l'anonymisation

Le contact n'est pas supprimé, il devient anonyme. Le nom, l'adresse e-mail, le téléphone et les notes sont effacés. Le chiffre d'affaires reste dans vos comptes, détaché de la personne — vos totaux ne bougent pas, votre comptabilité reste juste. Et le comportement accumulé — visites, clics, parcours — est conservé sans identité : vous perdez un contact, jamais un enseignement.

Quel chiffre mettre

Si vos visiteurs sont européens, ne dépassez pas trente-six mois. En dessous, choisissez selon votre cycle de vente : six mois si vous vendez vite et que le silence est un signal clair, vingt-quatre mois si vos affaires mûrissent lentement. Le bon chiffre est celui après lequel vous considérez honnêtement que la personne n'est plus un prospect.

À zéro, rien ne se déclenche

Laisser zéro désactive l'anonymisation automatique : plus personne n'est jamais effacé. C'est un choix possible, mais vérifiez qu'il ne contredit pas ce que vous écrivez ailleurs — le texte que nous vous fournissons pour vos mentions légales annonce une suppression au bout de trois ans. Promettre une chose et en faire une autre est plus risqué que de ne rien promettre.